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TJM trop bas : pourquoi les développeurs freelances se font avoir
January 24, 2026

TJM trop bas : pourquoi les développeurs freelances se font avoir

Un TJM trop bas fragilise les développeurs freelance, fausse le prix du marché et met en danger leur activité sur le long terme.

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Emma Perinet
Co-founder of Braum
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Pourquoi le TJM est un sujet aussi critique pour les développeurs freelances

Le TJM, ou taux journalier moyen, est bien plus qu’un simple chiffre. Pour un développeur freelance, il conditionne directement la viabilité de son activité, sa capacité à se projeter et son niveau de sérénité au quotidien.

Contrairement à un salarié, un freelance ne vend pas seulement du temps. Il vend une expertise, une responsabilité, une capacité à résoudre des problèmes complexes et à livrer des projets fonctionnels dans des contextes souvent incertains. Pourtant, beaucoup de développeurs freelance fixent leur prix sans intégrer cette réalité.

Un TJM trop bas crée un effet domino. Il oblige à travailler plus pour gagner autant, réduit la marge de manœuvre en cas d’imprévu et empêche d’absorber les périodes creuses. À long terme, il mène souvent à l’épuisement, à la frustration, voire à l’abandon du freelancing.

Ce phénomène est particulièrement visible dans le développement web, où la concurrence est forte, les outils se démocratisent et où certains clients ont tendance à comparer un développeur à un simple exécutant technique.

Les raisons principales qui poussent à sous-estimer son prix

Le manque de recul sur ses vrais coûts

Beaucoup de freelances débutants calculent leur TJM à partir d’un raisonnement simpliste : un objectif de revenu mensuel divisé par le nombre de jours travaillés. Ce calcul oublie presque toujours des éléments essentiels.

Un développeur freelance ne facture pas 20 jours par mois toute l’année. Il y a les périodes sans mission, le temps consacré à la prospection, à l’administratif, à la formation, à la veille technologique ou encore à la gestion des clients existants.

À cela s’ajoutent les charges : cotisations sociales, impôts, outils, logiciels, hébergement, matériel, assurances, comptabilité. Sans une vision claire de ces coûts, le prix fixé est presque toujours trop bas.

La peur de perdre des clients

La crainte de dire un prix jugé “trop élevé” est l’un des freins les plus répandus. Beaucoup de développeurs freelance préfèrent baisser leur TJM plutôt que de risquer un refus.

Ce réflexe est compréhensible, surtout au début. Mais il crée un cercle vicieux. En acceptant des missions mal payées, on attire souvent des clients plus exigeants, moins respectueux des délais et plus enclins à négocier chaque détail.

Un prix bas n’est pas rassurant pour un client. Il peut même susciter de la méfiance sur la qualité du travail ou sur le sérieux du freelance.

La comparaison permanente avec les autres freelances

Les plateformes, les forums et les discussions entre pairs donnent l’illusion qu’il existe un TJM “standard”. En réalité, chaque situation est unique.

Comparer son prix à celui d’un autre développeur sans connaître son expérience, son positionnement, son réseau ou sa spécialisation est une erreur fréquente. Certains freelances acceptent volontairement des TJM bas pour remplir leur planning, d’autres ont des charges réduites ou vivent dans des zones où le coût de la vie est différent.

Aligner son prix vers le bas par mimétisme est l’un des moyens les plus rapides de se sous-évaluer.

Les conséquences concrètes d’un TJM trop bas

Une pression constante sur la rentabilité

Un prix insuffisant oblige à enchaîner les missions sans réelle pause. Le développeur freelance se retrouve à travailler dans l’urgence, avec peu de temps pour prendre du recul ou améliorer ses process.

Cette pression impacte directement la qualité du travail, la relation client et la satisfaction personnelle. À moyen terme, elle peut entraîner une perte de motivation et une dégradation de la réputation professionnelle.

Une exposition accrue aux impayés

Un TJM trop bas ne protège pas des mauvais payeurs. Au contraire, il attire souvent des clients pour qui le prix est le seul critère de décision.

Ces clients sont statistiquement plus susceptibles de retarder les paiements, de contester des factures ou de disparaître une fois le projet livré. Pour un développeur freelance déjà fragilisé financièrement, un impayé peut avoir des conséquences lourdes.

C’est dans ce contexte que des outils comme Braum prennent tout leur sens. Pensé pour les freelances et agences web, Braum permet de se protéger simplement contre les impayés. Une ligne de script ajoutée avant la livraison suffit pour garder le contrôle du site, avec la possibilité de le verrouiller à distance en un clic si nécessaire. Une solution discrète, légale et compatible avec tous types de sites, qui contribue à sécuriser le travail livré sans conflit direct avec le client.

Une difficulté à évoluer et à se spécialiser

Avec un prix trop bas, il devient compliqué d’investir dans sa montée en compétences. Formations, conférences, temps de recherche ou projets personnels passent au second plan.

Le freelance reste cantonné à des missions d’exécution, alors que l’évolution vers des prestations à plus forte valeur ajoutée est souvent la clé pour augmenter durablement son TJM et son confort de travail.

Comment fixer un TJM juste et cohérent

Repartir de ses objectifs réels

Fixer un prix cohérent commence par une réflexion honnête sur ses besoins. Quel revenu annuel est nécessaire pour vivre correctement ? Combien de jours réellement facturables sur l’année ? Quelles charges doivent être couvertes ?

Ce travail permet d’obtenir un TJM plancher, en dessous duquel l’activité devient risquée. Ce chiffre ne doit pas être négociable, même face à un client pressant.

Valoriser son expertise plutôt que son temps

Un développeur freelance ne vend pas uniquement des journées de travail. Il vend une capacité à comprendre un besoin, à anticiper des problèmes, à proposer des solutions fiables et maintenables.

Présenter son prix comme la conséquence d’une expertise et d’une expérience, plutôt que comme un simple coût journalier, change profondément la perception du client.

Cela implique aussi de savoir dire non à certaines missions qui ne correspondent ni à son positionnement ni à son prix.

Sécuriser ses projets pour travailler sereinement

Fixer un TJM juste est une première étape. Sécuriser ses revenus en est une autre. Acomptes, conditions de paiement claires, contrats solides et outils de protection sont indispensables.

Braum s’inscrit dans cette logique de prévention. En permettant de garder un levier technique après la livraison, il redonne du pouvoir aux freelances sans recourir immédiatement à des démarches juridiques lourdes. L’inscription est gratuite et l’outil est conçu pour préserver la tranquillité d’esprit des créateurs de sites web.

Conclusion

Un TJM trop bas pénalise le freelance, fausse le prix du marché et augmente les risques financiers pour chaque développeur indépendant.<br><br>Fixer un prix juste, assumer sa valeur et sécuriser ses projets sont des étapes clés pour construire une activité freelance durable. Un freelance bien payé travaille mieux, plus sereinement, et protège son avenir professionnel sur le long terme.

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