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Recouvrement de créances : est-ce rentable pour un freelance ?
January 26, 2026

Recouvrement de créances : est-ce rentable pour un freelance ?

Le recouvrement de créances séduit sur le papier, mais est-il vraiment rentable quand on est freelance et confronté à un impayé ?

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Emma Perinet
Co-founder of Braum
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Comprendre le recouvrement de créances quand on est freelance

Le recouvrement de créances désigne l’ensemble des démarches mises en place pour obtenir le paiement d’une somme due après l’émission d’une facture. En théorie, c’est simple : une prestation est réalisée, une facture est envoyée, le client paie. En pratique, c’est souvent plus chaotique.

Pour un freelance, une créance impayée peut vite devenir un problème majeur. Contrairement aux grandes entreprises, l’indépendant dispose rarement d’une trésorerie suffisante pour absorber plusieurs retards de paiement. Chaque facture non réglée impacte directement la stabilité financière, le temps de travail et la charge mentale.

Il existe deux grandes catégories de recouvrement :

  • Le recouvrement amiable, qui repose sur des relances, des échanges et des mises en demeure
  • Le recouvrement judiciaire, qui implique une procédure légale (injonction de payer, huissier, tribunal)



Avant même de se demander si le recouvrement est rentable, il faut comprendre que ces démarches ont un coût, pas seulement financier, mais aussi en temps, en énergie et parfois en relation client.

Combien coûte réellement une procédure de recouvrement ?

Lorsqu’un freelance envisage le recouvrement de créance, il pense souvent en priorité au montant à récupérer. Pourtant, la vraie question est : combien cela va-t-il coûter pour récupérer cet argent ?

Les coûts directs
Selon la méthode choisie, les frais peuvent vite grimper :

  • Sociétés de recouvrement : commissions allant généralement de 10 % à 30 % des sommes récupérées
  • Huissiers : frais variables, parfois avancés par le freelance
  • Procédures judiciaires : frais de dossier, de greffe, parfois d’avocat



Sur une créance de quelques centaines ou milliers d’euros, la rentabilité devient rapidement discutable.

Les coûts indirects, souvent sous-estimés
Au-delà des frais visibles, le recouvrement a un coût caché :

  • Temps passé à relancer, écrire, appeler
  • Stress lié à l’incertitude du paiement
  • Retards de trésorerie qui bloquent d’autres projets
  • Énergie mentale détournée du cœur de métier



Pour un freelance, une heure passée à gérer un impayé est une heure non facturée. Et ce calcul change radicalement la perception de la rentabilité du recouvrement.

Dans quels cas le recouvrement est (vraiment) rentable ?

La rentabilité du recouvrement de créances dépend de plusieurs facteurs. Il n’existe pas de réponse universelle, mais certains critères permettent d’y voir plus clair.

Le montant de la créance
Plus la somme est élevée, plus le recouvrement peut se justifier. Pour une facture de quelques centaines d’euros, les frais et le temps passé dépassent souvent les gains espérés. À l’inverse, sur des montants importants, l’opération peut rester intéressante malgré les coûts.

La solvabilité du client
Un client de mauvaise foi n’est pas toujours insolvable. Avant d’engager une procédure, il est essentiel d’évaluer si le débiteur est réellement capable de payer. Sans solvabilité, même le meilleur recouvrement ne donnera rien.

La qualité du cadre contractuel
Un devis signé, des conditions générales claires et des délais de paiement bien définis facilitent grandement le recouvrement. À l’inverse, un flou contractuel complique les démarches et réduit les chances de succès.

L’impact sur la relation commerciale
Dans certains cas, lancer un recouvrement peut définitivement rompre la relation client. Pour un freelance qui travaille dans un réseau ou un secteur restreint, cet aspect ne doit pas être négligé.

Pourquoi le recouvrement arrive souvent trop tard

Beaucoup de freelances envisagent le recouvrement comme une solution de dernier recours. Le problème, c’est qu’à ce stade, le rapport de force est souvent déjà défavorable.

Lorsque le travail est livré, mis en ligne ou utilisé par le client, la marge de manœuvre diminue drastiquement. Le client a obtenu ce qu’il voulait, sans incitation forte à régulariser la situation rapidement.

C’est précisément pour cette raison que de plus en plus de professionnels cherchent à agir en amont, plutôt que de subir un recouvrement long et incertain.

Dans le secteur du web, par exemple, certaines solutions comme Braum permettent de sécuriser les projets avant même la livraison. En ajoutant une simple ligne de script, le freelance garde la possibilité de verrouiller un site à distance en cas de non-paiement. Cette approche change complètement la dynamique : le paiement redevient une condition normale, pas un combat après coup.

Sans être une solution de recouvrement à proprement parler, ce type d’outil réduit drastiquement le besoin d’y recourir.

Recouvrement de créances ou prévention : que choisir ?

La vraie question pour un freelance n’est pas seulement « le recouvrement est-il rentable ? », mais plutôt comment éviter d’en arriver là.

Miser sur la prévention
La prévention reste la stratégie la plus efficace :

  • Demander un acompte avant de démarrer
  • Encadrer clairement les délais de paiement
  • Conditionner la livraison finale au règlement complet
  • Utiliser des outils qui permettent de garder un levier technique en cas d’impayé



Ces pratiques réduisent considérablement les situations de créance non réglée.

Le recouvrement comme solution exceptionnelle
Le recouvrement doit rester une option ponctuelle, utilisée lorsque toutes les autres solutions ont échoué. Le considérer comme un modèle récurrent est rarement viable pour un freelance, surtout sur des prestations à faible ou moyen montant.

Dans la majorité des cas, le recouvrement est moins une source de rentabilité qu’un moyen de limiter les pertes. Et même dans ce rôle, il n’est pas toujours efficace.

Conclusion

Le recouvrement de créances peut être rentable dans certains cas bien précis, mais il est rarement une solution idéale pour un freelance. Les coûts, le temps investi et l’incertitude du résultat en font souvent une démarche plus subie que stratégique.

Plutôt que de compter sur le recouvrement, la meilleure approche consiste à sécuriser ses projets en amont : cadre contractuel solide, acompte, conditions de livraison claires et outils de protection adaptés. Des solutions comme Braum s’inscrivent dans cette logique de prévention, en redonnant au freelance le contrôle sans entrer dans une logique conflictuelle ou judiciaire.

En résumé, le recouvrement n’est pas toujours une question de rentabilité financière, mais un dernier filet de sécurité. Pour préserver sa trésorerie, son temps et sa sérénité, mieux vaut ne pas en dépendre.

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