Livrer le code avant paiement en freelance est risqué. Pourtant, cette pratique reste fréquente. Voici comment décider sans te mettre en danger.

Quand on est freelance — développeur, designer ou intégrateur — la livraison du code est souvent perçue comme l’aboutissement naturel d’un projet. Le client a payé un acompte, le travail est terminé, il veut “voir” le résultat.
La pression est réelle : relation client à préserver, peur de bloquer le projet, crainte de passer pour quelqu’un de rigide.
Pourtant, livrer le code avant paiement n’est jamais un geste anodin. Une fois le code transmis, ton principal levier de négociation disparaît. Le client a le livrable, le projet est exploitable… et le paiement peut devenir secondaire à ses yeux.
C’est précisément pour cette raison que cette question revient aussi souvent chez les freelances : faut-il livrer avant paiement ou attendre d’être payé intégralement ?
Sur le papier, livrer le code avant paiement peut sembler être un simple acte de confiance. Dans la réalité, c’est souvent là que les problèmes commencent.
Une fois le code livré, tu n’as plus aucun moyen de pression.
Le client peut :
Même avec un devis signé, faire valoir ses droits prend du temps, de l’énergie et parfois de l’argent.
Beaucoup d’impayés commencent par une phrase anodine :
“Je te règle très vite, envoie-moi juste le code.”
Ce qui devait être un simple décalage de quelques jours devient parfois plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Et plus le temps passe, plus il est difficile de récupérer la somme due.
Livrer avant paiement peut aussi envoyer un mauvais signal :
celui que ton travail peut être obtenu sans contrepartie immédiate.
À long terme, cela nuit à ta posture professionnelle et à la perception de ta valeur.
Si la pratique est risquée, elle reste pourtant répandue. Ce n’est pas un hasard.
Quand on démarre, chaque client compte.
Refuser de livrer peut donner l’impression de :
Cette peur pousse beaucoup de freelances à accepter des conditions déséquilibrées.
Dans certains cas, le problème vient du cadre initial :
Résultat : la question du paiement devient floue au moment critique.
Il arrive aussi que le client soit de bonne foi… jusqu’à ce que ses propres contraintes financières entrent en jeu.
Un retard de trésorerie de son côté peut très vite devenir ton problème, même si tu as livré correctement.
Heureusement, il existe des méthodes simples et professionnelles pour ne pas te retrouver dans cette situation.
Un acompte de 30 à 50 % est un minimum.
Il permet de :
Mais attention : un acompte ne protège pas à 100 %. Le solde reste souvent la partie la plus difficile à récupérer.
Au lieu d’une livraison unique, structure ton projet en étapes :
Chaque jalon peut être conditionné à un paiement partiel.
Cela réduit fortement les risques et rend le processus plus fluide pour le client.
Tu peux :
Mais évite de transmettre le code source final ou les accès complets tant que le paiement n’est pas effectué.
Pour les freelances web, la question est encore plus sensible. Un site ou une application peuvent être utilisés immédiatement après livraison.
C’est dans ce contexte que des solutions comme Braum prennent tout leur sens.
Braum est un outil conçu pour les freelances et agences qui développent des sites web et souhaitent se protéger contre les impayés et les retards de paiement.
Son principe est simple : une ligne de script ajoutée avant la livraison du projet.
En cas de non-paiement, le site peut être verrouillé à distance en un clic, même après la livraison, depuis un tableau de bord clair et intuitif.
La solution est :
Ce type d’approche permet de livrer sans se mettre en danger, tout en conservant un levier en cas de problème.
La réponse courte : oui, dans l’idéal.
Mais la réalité est plus nuancée.
Ce n’est pas tant le moment exact de la livraison que le contrôle que tu conserves.
Tu peux livrer partiellement, montrer le travail, permettre des tests… tant que :
Avec un client récurrent et fiable, une certaine souplesse peut se justifier.
Avec un nouveau client ou un projet à fort enjeu, il est préférable d’être strict dès le départ.
L’essentiel est que les règles soient claires, écrites et assumées.
Refuser de livrer avant paiement ne doit jamais être présenté comme une menace.
C’est une règle professionnelle, pas un manque de confiance.
Tu peux par exemple dire :
“Pour des raisons de gestion et de sécurité, la livraison finale intervient une fois le règlement effectué, comme indiqué dans le devis.”
Simple, factuel, non négociable.
Plus tu assumes cette posture, plus elle sera respectée.
Livrer le code avant paiement expose les freelances à des risques évitables : perte de levier, retards, impayés.
La meilleure stratégie reste de structurer ses projets, d’exiger un cadre clair et de s’équiper d’outils adaptés.
Des solutions comme Braum permettent aujourd’hui de livrer sans sacrifier sa tranquillité d’esprit.
En freelance, se protéger n’est pas un luxe : c’est une condition pour durer.